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Mon père, ce SS

 
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Charles
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MessagePosté le: Jeu 13 Sep - 16:15 (2018)    Sujet du message: Mon père, ce SS Répondre en citant

Mon père, ce SS
(L'Express du 27 Septembre 2001)




Auteur : ?
Pages : ?
Edition : ?
Collection : L'Express
Parution : 27 Septembre 2001

L'article :

Ce témoignage a été recueilli sous le sceau de l'anonymat, son auteur souhaitant préserver sa famille.

«Je suis le fils d'un fanatique. Même à la fin de sa vie, mon père regrettait encore de ne pas être mort dans les ruines de Berlin. Il s'était engagé à 25 ans dans la division Charlemagne (une unité de la Waffen SS qui luttait contre le bolchevisme) à l'automne 1943, quand tout commençait à s'écrouler pour l'Allemagne. Quand je demandais à cet homme paisible, amoureux de son jardin, lecteur de Saint-Simon, de Proust et de Teilhard de Chardin, quelles étaient ses pensées en s'engageant si tard dans le conflit et s'il avait eu peur de mourir, il me répondait le plus calmement du monde, comme s'il s'agissait d'une chose banale: "J'étais un fanatique: ça m'était absolument égal."
Plus tard, il s'est retrouvé dans les camps d'entraînement des SS, qui, souvent réveillés en pleine nuit après quelques heures de sommeil, s'en allaient nus dans la neige pour s'endurcir.
Avait-il souffert de ces privations, du manque de sommeil et de nourriture ? "Jamais!" me lançait-il, sans une seconde d'hésitation. Arrivée sur le front de Russie, son unité avait été immédiatement décimée et il avait dû survivre dans des conditions épouvantables, au milieu de la population russe, alors que son uniforme allemand le condamnait à mort. Tout cela lui avait été égal. A la fin de la guerre, lorsqu'il avait été arrêté par les troupes du général Leclerc et enfermé à la prison de Fresnes, son propre destin lui était devenu absolument indifférent. Certains jours, il entendait partir ceux que l'on allait fusiller. Lui, le lieutenant SS, n'éprouvait pas de compassion à leur égard. "J'avais choisi mon camp. J'étais prêt à mourir", racontait-il cinquante ans plus tard.
Rien ne l'avait fait dévier de sa route. Il avait fallu toute l'énergie de ma mère pour l'empêcher d'aller aux obsèques du général Franco, en 1975. Quand l'ancien SS de la division Das Reich, Jochen Pepper, a disparu lors de l'incendie de sa maison, dans le Doubs, mon père a été approché pour faire partie d'un commando de "justiciers" chargés de venger la mort de l'un d'entre eux. Si le scénario, qui tenait plus des Marx Brothers que de James Bond, n'était pas tombé à l'eau, mon père serait parti, assura-t-il par la suite.
Longtemps, j'ai voulu éviter de m'entretenir avec lui de ce passé qui me faisait horreur. Mais, à la fin de sa vie, je suis allé le voir pour qu'il me dise son histoire et les raisons de son engagement. Le plus frappant, c'est qu'il n'avait finalement pas grand-chose à raconter: rien sur ses pensées au moment de son engagement, rien sur la peur de ne pas revoir sa famille, dont il était le fils unique. Juste la fierté d'avoir porté l'uniforme qu'il avait choisi, d'avoir été sélectionné pour un "ordre supérieur" de la SS, groupe mystérieux qui aurait pris le pouvoir, affirmait-il, après la victoire du Reich.
Tout en lui était lisse. Il n'avait aucun doute sur sa mission. Rien n'aurait pu le faire dévier de sa route. On ne pouvait percevoir aucune faille dans ses convictions, dont la force, me semblait-il, venait d'une certaine légèreté. Il n'était pas crispé sur un but, sur des idéaux. Il était tout bonnement un fanatique, comme il le répétait lui-même. C'était son travail, comme d'autres se rendent au bureau. Une évidence simple.
Il aimait, disait-il, être "une brique dans un mur", petit morceau du grand édifice du national-socialisme. Il aurait compris les terroristes du World Trade Center. Cet amoureux des livres s'est toujours senti le frère de tous ceux qui étaient prêts à donner leur vie en prenant celle des autres, même si leur cause était aux antipodes de la sienne.»


Source : https://www.lexpress.fr/informations/mon-pere-ce-ss_645647.html
_________________
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MessagePosté le: Jeu 13 Sep - 16:15 (2018)    Sujet du message: Publicité

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